Archives : Dossier

Best of : vos meilleures questions lecteurs !

Mai 2005 : Pourquoi choisir un Warrant dont le Delta est compris entre 30% et 60% ?

Rappelons de prime abord la définition du Delta : il indique la variation en euros du prix du Warrant pour une variation de 1 euro du sous-jacent. Cet indicateur technique est mesuré en pourcentage et doit être ajusté de la parité. Afin de visualiser plus facilement ce qu’il représente, prenons l’exemple simple d’un Warrant sur action. Si un Warrant Call sur Alcatel a un Delta de 40 %, cela signifie que lorsque l’action Alcatel gagne 1 euro, le Warrant progresse de 1 euro x 40 %, ce qui équivaut à un gain de 0,40 euro. Si la parité est de 10/1, il suffit de diviser le résultat par 10, soit 0,40/10 ; le Warrant progresse donc de 0,04 euro. Lorsqu’un Warrant est en dehors de la monnaie, il n’est pas rare de voir un Delta faible associé à une élasticité forte. Le produit peut alors sembler attirant, mais il est surtout difficile à manier à court terme. Il faudra en effet des mouvements très importants du sous-jacent pour voir ses espérances de gain se réaliser. D’autres Warrants permettront de prendre ses gains avec une variation inférieure du sous-jacent. Parce que leur Delta est supérieur, et donc leur pas de cotation inférieur ! Inversement, les Warrants ayant un Delta trop important ne sont pas obligatoirement les meilleurs, car ils n’offrent pas un effet de levier suffisant. En effet, les Warrants dans la monnaie ont un prix qui sera plus élevé. Les variations de fourchette sont donc plus fréquentes du fait du Delta important, mais ces mouvements sont proportionnellement moins grands par rapport au prix du Warrant ; l’élasticité du produit est donc amoindrie. 30 et 60 % sont des repères et ne doivent pas être considérés comme des limites absolues. Un Delta de 25 ou 65 peut être tout à fait valable en fonction de votre profil d’investisseur. Plus le Delta sera faible, plus le rapport risque/rentabilité sera élevé, et inversement, un Delta élevé augmentera la sécurité de votre investissement, mais limitera vos espérances de gains.

Février 2010 : Quelles variables impactent le prix des Stability ? 

Les Stability permettent d’obtenir une valeur de remboursement de 10 € si le sous-jacent évolue dans une plage définie sans toucher la barrière basse ou la barrière haute durant la vie du produit. Le prix de ce produit évolue principalement en fonction de trois variables : la distance du sous-jacent aux barrières, le temps et la volatilité. La distance aux barrières est le paramètre le plus important dans l’évaluation du prix du produit : plus le cours du sous-jacent se trouve éloigné des barrières, plus le prix du Stability est élevé. Autrement dit, le prix du produit est à son maximum lorsque le sous-jacent est juste à mi-distance entre les deux barrières. La valeur temps est essentielle là aussi. À l’inverse des Warrants, le temps joue ici en faveur du Stability, le prix s’appréciant au fil des jours. Plus le Stability se rapproche de sa maturité, plus la probabilité de toucher une des deux barrières diminue. Enfin, la volatilité : là encore, à l’inverse des Warrants, le prix du Stability augmente lorsque la volatilité baisse. De moins forts mouvements sur le sous-jacent diminue ainsi la probabilité de toucher l’une des deux barrières. Lorsque la volatilité monte, l’effet est alors négatif sur le prix du Stability.

Juin 2010 : Comment fonctionne l’ordre « stop on quote » ?

Le 22 février 2010, Euronext a mis en place un nouveau type d’ordre particulièrement adapté aux transactions sur les produits de Bourse : l’ordre « stop on quote ». Jusqu’à cette date, les ordres « stop » passés dans le marché à un certain niveau n’étaient exécutés que s’il y avait des transactions à cette limite. En cas de faibles volumes échangés, le risque que l’ordre ne soit pas déclenché était significatif. Pour pallier cette faiblesse, Euronext a innové en proposant l’ordre « stop on quote » qui se déclenche lorsque le cours affiché par le teneur de marché atteint la limite (ou seuil) de prix fixée à l’avance par l’investisseur. Ainsi, il n’est plus nécessaire que des transactions aient lieu au niveau de la limite de l’ordre pour qu’il soit exécuté. Concrètement, votre ordre « stop on quote » apparaît dans le carnet d’ordre du produit dérivé dès lors que la fourchette de l’émetteur atteint ou passe la limite enregistrée. Il s’exécute alors selon les règles habituelles d’Euronext : priorité par les prix puis selon l’ordre d’arrivée dans le carnet. Il existe deux options pour ce type d’ordre : à seuil de déclenchement ou à plage de déclenchement. Pour les ordres à plage de déclenchement, l’ordre apparaît dans le carnet dès que le niveau est atteint. Cet ordre sera alors exécuté si les cours en carnet, encadrés par la fourchette de l’émetteur, respectent la deuxième limite fixée par l’investisseur. Il y a donc un seuil de déclenchement ainsi qu’un cours limite d’exécution à renseigner lors du passage de l’ordre, ce qui le rend plus sécuritaire que l’ordre « stop on quote » à seuil de déclenchement. En effet, pour celui-ci, l’ordre une fois déclenché s’affiche dans le carnet comme un ordre au marché. Ainsi, il va être exécuté au meilleur prix (à l’achat ou à la vente) ce qui peut être dangereux dans le cas d’un marché très volatile ou d’un produit dont le cours change rapidement. Désormais disponible chez la plupart des courtiers, ce nouveau type d’ordre vous permet plus de sécurité et de liberté dans vos stratégies.

Juin 2011 : Pourquoi utilisez-vous dans certains cas des futures comme sous-jacent ? Que se passe-t-il lorsqu’il arrive à maturité ?

Certains de nos produits ont effectivement comme sous-jacent des Futures, notamment sur le Bund, l’énergie ou les matières premières. La raison est assez simple, les Futures sont les instruments les plus liquides et reflétant donc le mieux le prix de ces sous-jacents. Les Futures, comme certains produits de Commerzbank, possèdent des dates de maturité. Lorsque cette date ne couvre pas la totalité de la période de cotation de votre produit, Commerzbank établit un roulement des positions. Le changement intervient le plus souvent quelques jours avant l’échéance du Future. En pratique, lorsque la liquidité sur le prochain Future est plus importante, Commerzbank effectue le changement de position. Les cours des Futures d’une maturité à l’autre pouvant varier, Commerzbank réajuste automatiquement les barrières et prix d’exercices afin qu’il n’y ait aucun impact sur le prix de vos produits.

Septembre 2012 : Comment est déterminé l’écart entre le cours d’achat et le cours de vente sur les produits Commerzbank ?

Comme tous les produits financiers cotés en bourse, les produits Commerzbank ont un écart entre leur cours d’achat et leur cours de vente : la fourchette de cotation ou le spread. Ce spread est nécessaire au market-maker afin de pouvoir réaliser sa couverture suite aux transactions que vous réalisez sur nos produits. Le spread des produits de Bourse Commerzbank dépend donc en premier lieu de l’écart achat-vente actuel de leurs sous-jacents. Ainsi, les produits indexés sur des actifs ayant une très forte liquidité (donc le spread le plus faible) auront un écart achat-vente plus serré que les produits sur des sous-jacents peu échangés. La liquidité des sous-jacents peut aussi varier en fonction de l’heure. Ainsi, avant 9h00 et après 17h30, la liquidité des actions peut devenir faible et obliger Commerzbank à augmenter le spread de ces produits. Trouver dans notre gamme des produits à écart achat-vente serré est toutefois chose aisée : plus de 80 % des produits à effet de levier Commerzbank sur actions et indices ont le spread le plus faible possible de 0,01 EUR.

Décembre 2012 : Comment et pourquoi les barrières et prix d’exercices des Turbos Illimités sont-elles réajustées ?

La particularité des Turbos Illimités réside dans le fait que les niveaux du prix d’exercice (seuil de financement) et de la barrière évoluent dans le temps. Le niveau du prix d’exercice est mis à jour quotidiennement, et le niveau de la barrière le premier jour ouvré du mois. Lorsqu’il y a un détachement de dividende, le prix d’exercice et la barrière sont ajustés le jour même du montant du dividende afin que cet événement soit neutre pour le prix du Turbo. Un Turbo Illimité Call est l’équivalent, pour l’investisseur de l’achat de l’actif sous-jacent, financé à hauteur du prix d’exercice par l’émetteur. Du fait de ce « prêt » de l’émetteur, un taux d’intérêt va être appliqué au prix d’exercice et à la barrière. C’est donc en fonction des taux d’intérêts et des détachements de dividendes que les barrières et prix d’exercices des Turbos Illimités évoluent dans le temps.

Mai 2014 : Quel est l’impact du détachement d’un dividende ordinaire sur les Produits de Bourse ?

Lorsqu’un dividende ordinaire est détaché, l’action baisse mécaniquement du montant du dividende détaché. En ce qui concerne les Warrants et les Turbos à maturité, l’impact est totalement neutre. En effet, le prix du produit est calculé à partir du cours de l’action ajusté de ce dividende. Les dividendes étant connus à l’avance, nous nous servons de cette anticipation pour connaître le prix de l’action après le détachement du dividende. Le jour du détachement, le prix de l’action pris en compte dans le calcul du prix du Warrant ou du Turbo à maturité ne bouge donc pas et l’impact sur le produit dérivé est nul. L’impact du détachement de dividende est également neutre pour les Turbos Illimités. En effet, prix d’exercice et barrière sont ajustés du montant du dividende le jour du détachement. En revanche, le détachement a bien un impact sur le risque de désactivation, car il fait effectivement baisser le niveau du sous-jacent.

Février 2015 : Pourquoi la performance des Leverage et Short peut-elle être différente de l’effet de levier multiplié par la performance du sous-jacent sur une période particulière ?

Les cours des Leverage et Short suivent en temps réel la performance du sous-jacent multiplié par l’effet de levier quotidien fixe choisi (aux frais près). Vous pouvez donc profiter pleinement des mouvements du sous-jacent sur une séance boursière. Sur une période de temps plus large, la performance du produit peut être différente de l’effet de levier multiplié par la performance du sous-jacent. En effet, le prix du produit va dépendre de la manière dont s’est comporté le sous-jacent durant chaque séance boursière composant la période en question.

Juin 2015 : Quel est l’impact de la volatilité sur le cours de mon Warrant ?

Il convient de distinguer la volatilité historique, qui résulte des variations passées du cours du sous-jacent, de la volatilité implicite qui est basée sur l’évolution attendue du cours du support sur les marchés optionnels. Plus la volatilité implicite est importante, plus les probabilités qu’un Warrant hors de la monnaie passe dans la monnaie sont grandes. Une hausse de volatilité est donc favorable au prix d’un Warrant, qu’il s’agisse d’un Call ou d’un Put. Précisons que les Warrants se trouvant très en dehors de la monnaie, avec un faible Delta, sont tout particulièrement sensibles aux changements de volatilité. Le Véga quant à lui permet de calculer l’impact des variations de volatilité implicite sur le prix du produit. Notre outil gratuit « Calculateur de Warrants » disponible sur www.bourse.commerzbank.com vous permettra de trouver facilement le prix du produit en fonction de vos anticipations relatives aux variations de volatilité.

Avril 2016 : Pourquoi certains de vos produits ne cotent pas entre 8h et 9h et après 17h30 alors que les heures de bourse d’Euronext s’étendent de 8h à 18h30 pour ces produits ?

L’émetteur est teneur de marché et assure la liquidité sur tous ses produits de Bourse en étant présent à l’achat et à la vente, sauf notamment lorsque la liquidité du sous-jacent est insuffisante pour permettre la cotation du produit. En dehors des heures d’ouverture du marché (9h00 – 17h35 sur le marché actions par exemple), Commerzbank s’appuie sur les échanges effectués sur les autres bourses mondiales, les échanges interbancaires ou sur le marché de gré-à-gré pour définir une fourchette de prix « juste » sur ses produits. Ainsi, si le volume d’échange est trop faible, c’est-à-dire qu’il n’y a pas assez de liquidité sur le sous-jacent, l’émetteur n’est pas en mesure de proposer un prix reflétant les conditions de marché et les produits indexés sur ce sous-jacent ne cotent pas.

Article tiré du magazine Strike 175 / Décembre 2016

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