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CAC 40® Paris creuse l’écart avec ses voisins européens

Personne ne sera surpris, les places boursières mondiales ont continué, durant l’été, à évoluer au gré des tensions pesant sur le commerce international. Le CAC40 n’a pas fait exception, puisqu’après avoir rebondi de 3,5% en juillet, il a reperdu 1,9% en août, un mois historiquement négatif pour les actions. La rentrée de septembre fut plutôt agitée, avec la concrétisation des menaces brandies par les Etats-Unis.

Le 17 septembre, Donald Trump a confirmé de nouveaux droits de douane sur 200 milliards de dollars de produits chinois et s’est dit prêt à taxer toutes les importations si Pékin refusait de remettre à plat les termes de leurs échanges. L’issue des discussions douanières entre Washington et Pékin est évidemment le facteur d’incertitude majeur des prochaines semaines, même si les investisseurs commencent à prendre leur parti de relations qui s’annoncent inévitablement plus conflictuelles à l’avenir entre la première économie mondiale et son ambitieuse dauphine. Du côté des banques centrales, la Fed n’a guère de raisons d’infléchir sa trajectoire de resserrement monétaire : l’économie américaine est toujours aussi robuste, le chômage reste au plancher et le contexte demeure inflationniste. La BCE est dans une posture plus compliquée, avec des taux toujours au plancher et une économie moins vigoureuse que prévu. Lors de la réunion qui s’est tenue début septembre, l’institution a toutefois maintenu sa ligne directrice, c’est-à-dire un arrêt des rachats d’actifs d’ici la fin de l’année et un statu quo sur les taux « au moins jusqu’à l’été 2019 ». Mario Draghi, qui quittera la présidence de la BCE en octobre 2019, laissera sans doute à son successeur le soin de donner le premier tour de vis depuis juillet 2011. Il n’a sûrement pas oublié qu’il avait dû lui-même, dès son premier conseil des gouverneurs en novembre 2011, prendre la décision de baisser les taux européens pour tenter d’éteindre l’incendie provoqué par la crise grecque. Dans ce contexte, les valeurs parisiennes ont globalement fait beaucoup mieux que la moyenne européenne. Mi-septembre, le CAC40 s’affichait en territoire positif par rapport au 1er janvier, alors que le FTSE britannique, l’IBEX espagnol ou le DAX allemand accusaient plus de 5% de pertes. Pour être tout à fait exact, il faut même comparer le DAX avec le CAC 40 dividendes réinvestis, puisque l’indice allemand intègre automatiquement les coupons dans son calcul. Et là, le différentiel de performances est encore plus conséquent puisqu’il avoisine 10% depuis le 1er janvier (+4,1% pour le CAC 40 Dividendes Réinvestis vs. -5,8% pour le DAX). Les moteurs de la surperformance parisienne se nomment Peugeot, Safran, Airbus et Hermès, des valeurs qui ont globalement gagné entre 20 et 40% depuis le début de l’année. Graphiquement, en données hebdomadaires, l’indice parisien évolue dans un large trend horizontal dont les bornes extrêmes se situent ente 5050 points et 5600 points. Si les moyennes mobiles 20 et 50 périodes ne donnent aucune tendance majeure, la référence à 100 semaines reste clairement ascendante confirmant une tendance de fond positive. Les cours pourraient retourner tester les 5500 points. Il faudrait un retour sous les 5230 points pour dégrader fortement la configuration

Anthony Bondain. © 2018 zonebourse.com

CAC 40

DOW JONES

Malgré les offensives commerciales des Etats-Unis envers la Chine et les risques potentiels de réduction du commerce mondial, le consensus demeure largement acheteur sur les actions américaines. Les cours se maintiennent au-dessus de la moyenne mobile à 20 semaines. Seule une rechute sous ce niveau fragiliserait la configuration actuelle, pour viser les 25330 points.

NASDAQ 100

Le champion indiciel toutes catégories depuis le début 2018 garde un excellent « momentum » avec des leaders ultra-puissants tels Netflix et Amazon qui montent sur le podium des gains annuels. En données hebdomadaires, la tendance reste sans faille. Néanmoins, un début de consolidation horizontale se met en place en mode respiration graphique sans pour autant dégrader la configuration. Il faudrait un retour sous les 6870 points pour bloquer le parcours haussier moyen terme.

NIKKEI

Le marché japonais, contrairement aux actions chinoises, montre une certaine résilience au climat belliqueux du commerce international. La croissance du PIB a été revue la hausse à 0.7% pour le deuxième trimestre, ce qui alimente les initiatives acheteuses. L’indice revient à proximité de la résistance des 23800 points et son franchissement ouvrirait la voie pour aller rejoindre les 25800 points. Seule la rupture des 21770 points dégraderait la configuration présente.

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Article tiré du magazine Strike 195 / Octobre 2018

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