A LA LOUPE

L’Or et l’Argent

Pour les professionnels il existe deux manières principales de traiter des métaux précieux.

La première méthode consiste à utiliser les contrats Futures. Les bourses de Futures offrent un marché réglementé où s’échangent des contrats standardisés sur matières premières. Pour l’Or et l’Argent, la principale plate-forme est le Commodity Exchange COMEX (New York) opérée par le CME Group Inc. Les contrats à terme sur l’Or ont été ouverts à la négociation sur le COMEX le 31 décembre 1974, coïncidant avec la levée de l’interdiction par le gouvernement américain de la détention d’Or par les citoyens privés aux États-Unis. La plupart des investisseurs utilisant les Futures dénouent leurs positions avant la maturité du contrat afin de ne pas livrer ou prendre réception physiquement du métal. Le contrat spécifie toutefois les normes de qualité, la quantité du métal échangé ainsi que le lieu et le moment de la livraison physique. Chaque contrat représente ainsi 100 onces d’un métal pur à 99,5 % devant être livré dans un entrepôt agrée à New York.

La seconde méthode consiste à traiter de gré à gré (OTC) le métal, c’est le prix « spot » pour lequel la livraison a lieu deux jours après la transaction. Bien qu’il s’agisse d’un marché global, la plupart des contrats OTC sont dénoués à Londres. Les prix publiés pour l’Or « spot » correspondent aux cotations OTC des banques, plateformes et apporteurs de liquidités ; un prix « spot » est ainsi accessible 24 heures sur 24. Deux fois par jour, à 10 h 30 et 15 h 00 heure de Londres pour l’Or et une fois par jour à 12 h 00 pour l’Argent, l’administrateur de la référence globale pour l’Or et l’Argent, La London Bullion Market Association (LBMA) publie un prix de référence. Celui-ci correspondant au prix auquel s’est échangé le métal lors d’une phase d’enchère. Cette référence correspond au prix d’une once pure à 99,5 % pour l’Or, non allouée (unallocated). Cela signifie qu’un éventuel acheteur détient une part du métal stocké par une institution financière. Il est ensuite possible de convertir cette portion métal alloué auquel cas l’investisseur détient spécifiquement des lingots numérotés mais cette conversion est coûteuse et a un impact sur la liquidité de l’actif.

Pour les particuliers, il existe différentes méthodes pour s’exposer au cours des métaux. La plus ancienne consiste en l’achat de métal physique (pièces, lingots) et au stockage à domicile. Cette méthode a toutefois de nombreux inconvénients : coûts, risque de vol, liquidité.

Une autre méthode consiste en l’achat de produits financiers. Les Produits de Bourse offrent dans ce cadre une variété importante de solutions, notamment à effet de levier, mais pas uniquement. Société Générale Produits de Bourse offre par exemple deux solutions d’indexation, une sur le Future via le tracker FRSGE001DSF6, une autre sur le spot avec le Tracker FRSGE001BRX5.

Arnaud Courtois
Société Générale Produits de Bourse, 27 janvier 2026

Source : Bloomberg

Produits pouvants intégrer un effet de levier présentant un risque de perte du capital en cours de vie et à l’échéance. Ces produits s’adressent à des investisseurs avertis possédant suffisamment d’expérience pour comprendre leurs caractéristiques et, pour en évaluer les risques et capables de suivre leur évolution en temps réel.

STRIKE 275

CHIFFRES CLÉS

75 %

C’est la progression de l’indice sud-coréen KOSPI en 2025. L’indice a réalisé la meilleure performance annuelle des marchés développés grâce à Samsung (+125%) et SK Hynix (+274%). Ces deux entreprises de la tech ont bénéficié de la thématique IA, grâce à leurs activités de production de puces de mémoire utilisées pour entrainer l’intelligence artificielle.
Source : Zonebourse

333

C’est en euros le cours record atteint par l’action Dassault Aviation le 27 janvier. Porté par les tensions géopolitiques internationales et une dynamique soutenue d’exportation de Rafale, le groupe aéronautique français enregistre un mois de janvier à la hausse comme le secteur de la défense européen.
Source : Boursier.com

40 %

C’est la chute enregistrée par le cours de l’action Ubisoft le jeudi 21 janvier. Empêtré dans des difficultés financières depuis plusieurs années, le géant du jeu vidéo français a vu son cours s’effondrer au lendemain de l’annonce d’une réorganisation massive et de l’annulation de six jeux vidéo.
Source : Le Figaro