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L’Or perd de son éclat

La dynamique qui avait porté le cours de l’Or vers des sommets historiques en février semble s’être essoufflée en mars. Depuis le déclenchement du conflit en Iran le 28 février, le métal jaune n’a cessé de reculer. Au 23 mars, il affichait même sa dixième séance consécutive de baisse ; évolution qui peut paraître paradoxale pour un actif traditionnellement considéré comme une valeur refuge dans un contexte géopolitique tendu.

Plusieurs facteurs expliquent ce repli. Le conflit au Moyen-Orient a entraîné une forte hausse du prix du pétrole et du gaz, alimentant des pressions inflationnistes à l’échelle mondiale en raison de l’augmentation des coûts de transport et de production. Ces tensions sur les prix ont contribué à modifier les anticipations de politique monétaire aux États‑Unis : alors qu’en début d’année les analystes anticipaient des baisses de taux en 2026, les déclarations des principales banques centrales ont depuis réorienté les attentes vers un maintien durable, voire un durcissement, des taux directeurs. Dans ce contexte, l’Or perd de son attrait à court terme, car il ne génère aucun rendement et devient moins compétitif face aux actifs rémunérés, particulièrement lorsque les taux d’intérêt sont à des niveaux élevés.

Parallèlement, le dollar s’est fortement apprécié. Considéré comme une valeur refuge et soutenu par la position des États-Unis en tant qu’exportateur net d’énergie, le billet vert a capté une grande partie des flux de sécurité, pénalisant ainsi le cours de l’Or.

Enfin, après avoir atteint des niveaux records en février, de nombreux investisseurs ont choisi de prendre leurs bénéfices sur leurs positions sur l’Or. Cette phase de correction a donc été amplifiée par les tensions géopolitiques, l’évolution des anticipations de taux et la volatilité générale, faisant de l’Or davantage une source de liquidité qu’une valeur refuge.

Victoria Rymar
Société Générale Produits de Bourse, 24 mars 2026

Sources : Financial Times, Morningstar, Reuters

STRIKE 277

CHIFFRES CLÉS

79,44

C’est en euros le cours record atteint par l’action TotalEnergies le vendredi 20 mars. Une envolée portée par la flambée des prix du pétrole et du gaz, conséquence du conflit en Iran et le blocage quasi total du détroit d’Ormuz. TotalEnergies est ainsi l’une des rares valeurs du CAC 40 à afficher une progression depuis le déclenchement de la guerre le 28 février.
Source : Le Figaro

39,01 %

C’est la chute enregistrée par le cours de Valneva le lundi 23 mars. Le laboratoire français, spécialisé dans la production et la commercialisation de vaccins, a annoncé que son vaccin-candidat contre la maladie de Lyme affichait une efficacité supérieure à 70 %… Mais n’atteignait pas l’objectif principal de l’étude, ce qui a aussitôt pesé sur le titre.
Source : Reuters

6,8 %

C’est la part du CAC 40 détenue par des investisseurs particuliers, selon une récente étude de Euronext. Les investisseurs particuliers passent des ordres d’une centaine de millions par jour et se classent en troisième position des plus gros détenteurs du CAC 40, derrière les gérants d’actifs (25 %) et les familles/fondateurs (20.4 %).
Source : Investir