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Un été relativement calme, mais…

Contrairement à 2015 où le CAC40 avait perdu près de 1000 points au mois d’août, l’été 2016 n’aura pas offert les mêmes mouvements, les opérateurs étant restés plutôt calmes dans un contexte économique pourtant bien incertain.

Le choc du Brexit n’a pour l’instant pas eu lieu, les indices PMI des directeurs d’achats n’ont quasiment pas bougé au mois d’août et la recherche Commerzbank anticipe toujours une croissance de 1,5% dans la zone euro pour 2017. Les observateurs s’accordent à dire que Theresa May déclenchera le processus de sortie dans la première moitié de l’année prochaine donnant lieu à 2 ans de négociations mais probablement plus d’après des hauts fonctionnaires britanniques.

Cette croissance limitée et l’inflation toujours quasi nulle pourraient pousser la BCE à agir à nouveau en septembre ou en décembre.

Malgré les risques associés aux taux d’intérêts négatifs, notamment la recherche de rendement qui peut pousser les opérateurs à investir dans des actifs trop risqués, la BCE considère que le niveau de taux actuel engendre plus d’effets positifs que d’effets négatifs. L’offre de crédit au secteur privé a augmenté et il n’y a, à l’heure actuelle, aucun signe de conversion des liquidités en cash.

Toutefois, avec des liquidités excédentaires de 1 000 milliards d’euros, le coût actuel de ce taux négatif est de 4 milliards d’euros par an pour les banques et ce fardeau est assez mal réparti. Les investisseurs institutionnels préférant détenir leurs dépôts dans des pays où le risque de crédit est très faible (Allemagne et Pays-Bas notamment), les liquidités excédentaires sont concentrées dans ces pays et par conséquent le coût des taux négatifs est beaucoup plus faible en Espagne ou en Italie.

Afin de parvenir à son objectif d’inflation de 2% tout en ménageant la profitabilité des banques, la recherche Commerzbank estime qu’il est possible que la BCE combine à une nouvelle baisse des taux de 10 points de base (de -0.4% à 0.5%) un changement dans les règles d’application de ces taux. En effet à l’heure actuelle le taux négatif s’applique sur l’intégralité des réserves excédentaires, la BCE pourrait tendre vers le modèle suisse où le taux négatif ne s’applique que sur les dépôts au-delà d’un certain niveau. Cette modification bien que complexe à mettre en œuvre aurait l’avantage de mieux répartir le fardeau des taux d’intérêts négatifs tout en ouvrant la porte à de futures baisses de taux plus importantes encore.

Les mois de juillet et août auront donc été particulièrement calmes mais la rentrée s’annonce chargée, l’équipe Commerzbank Produits de Bourse reste comme toujours particulièrement attentive aux mouvements de marché pour continuer à vous proposer des produits adaptés à tous les scénarios.

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