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Volatilité des marchés : une opportunité ?

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Le comportement émotionnel des investisseurs évolue au gré de l’environnement boursier dans lequel ils doivent investir et générer les meilleures performances possibles par rapport aux risques qu’ils sont prêts à prendre. Une des jauges de leur comportement se retrouve directement dans l’évolution du VIX, cet indice de volatilité également appelé « indice de le peur ». On le nomme ainsi car il permet d’estimer le niveau de stress des intervenants opérant en bourse. Depuis 1992, le CBOE (Chicago Board Options Exchange) le calcule quotidiennement en surveillant l’évolution de la composante volatilité des options « calls et puts » sur les échéances proches du S&P 500, l’indice principal des valeurs américaines. En effet, ces produits de bourse valorisent, de par leur fait que ce sont des contrats optionnels, les incertitudes liées au climat de craintes ou de complaisance du marché. La valeur Temps, un des deux composantes du prix d’une option avec la valeur Intrinsèque, va réagir instantanément au stress des intervenants. Cette variable se retrouve, par conséquent, gonflée par la hausse de volatilité implicite ou inversement. Les primes des options sont donc affectées directement par ce niveau global de nervosité des opérateurs. En fonction du niveau de cet indicateur qu’est le Vix, les stratégies des investisseurs peuvent différées notamment dans la rapidité de leurs interventions et également sur l’attitude à adopter sur les marchés des options. Les stratégies mises en place par ces mêmes opérateurs, en cas de hausse de volatilité, consistent à être « vendeur de Vol » comme par exemple : la vente d’options sur des sous-jacents comme les indices ou les actions. En revanche, lors d’une volatilité basse, les investisseurs recherchent plutôt une position « long de Vol » en achetant ces mêmes options pour jouer une accélération directionnelle de ces sous-jacents. Cette dernière situation de relative sérénité des marchés se définie également comme la plus pertinente pour mettre en place des stratégies de couverture de portefeuilles actions, peu onéreuses du fait de la faible volatilité anticipée (implicite). De manière empirique, une situation « normale » sur les produits de bourse donne un niveau de volatilité compris entre 14 et 18%. Néanmoins, historiquement des excès souvent de courte durée, par ailleurs, ont été observés depuis 24 ans avec un indice de volatilité vers 40% : 1998 et la crise financière russe, 2001 et les attentats de new York, 2010 avec la crise grecque, 2011 et les dettes souveraines européennes et 2015 avec les craintes sur la Chine. Mais c’est en 2008 que ce même Vix atteignit des niveaux stratosphériques de 80%, un pic jamais revu depuis, fort heureusement. On avait touché le paroxysme de la peur avec la chute de Lehman Brothers. Il est évident qu’au cours de ces situations extrêmes de marché, les traders doivent alléger leurs positions et réduire la voilure de leurs engagements. En contrepartie, toute une classe de traders-gérants-initiés utilise cette tension de volatilité pour bonifier la gestion des actifs. En revanche, les périodes de complaisance donneront l’opportunité aux intervenants de déplacer le curseur « risque » en version RISK ON.

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