ÉDITO

La bonne fiscalité des bons…

Si vous êtes lecteur historique du magazine Strike, vous avez eu au cours des 25 dernières années (1), de nombreuses opportunités de lire des réponses à vos questions traitant de la fiscalité des Produits de Bourse (2) . Celle-ci évoluant régulièrement, il nous est paru important d’en préciser un volet particulier et de répondre à la question suivante : mon produit de bourse est-il un bon (d’option) ?

Question importante car selon les établissements teneurs de compte, les modalités de report des moins-values peuvent être différentes en fonction de la nature légale du produit. Pour certains d’entre eux, seuls les « bons d’option » (ou warrants) permettent, en cas de moins-value matérialisée après remboursement de la valeur résiduelle, de compenser celle-ci sur les plus-values faites sur actions (hors PEA et seuil de cessions).

En effet, les Produits de Bourse ont tous la même fiscalité en théorie en cas d’achat et de revente du produit en cours de vie. Mais si vous attendez la maturité ou si vous recevez une valeur résiduelle en cas de rappel anticipé par exemple, les modalités de compensation des moins-values peuvent changer en fonction de la nature du produit décrite dans le prospectus de base : Warrant ou Certificat.

Tous les Produits de Bourse émis par SG à effet de levier, qu’ils soient Warrants, Leverage & Short ou Turbos, sont émis sous la forme juridique de warrants assimilés par l’administration fiscale à des bons d’options. Les bons d’options permettent de compenser ces possibles moins-values (3)  sur les actions (hors enveloppe d’exonération fiscale) alors que l’interprétation de cette opportunité est sujette à débat pour les produits émis sous la forme de Certificat dont le traitement fiscal peut être considéré comme étant celui des obligations.

Alors, avant de choisir un Turbo offert au public en France, il peut être utile par exemple de vérifier si le prospectus indique bien le mot Warrant en première page pour éviter des discussions parfois inutiles sur l’interprétation qui est faite de la réglementation par votre teneur de compte. Chez Société Générale, la question ne se pose pas pour tous les produits disposant d’un effet de levier car ils sont émis sous la forme de warrants, qu’ils soient commercialisés sous le nom de Turbo, Leverage, Shorts… ou bien Warrants, évidemment.

Thibaud Renoult
Société Générale Produits de Bourse, 24 avril 2026

1. Le premier magazine Strike numéro est daté d’avril 2001.
2. Article 150 decies du code général des impôts (CGI).
3. Les investisseurs doivent procéder avant tout investissement à leur propre analyse fiscale en se rapprochant le cas échéant de leur propre conseil.

“L’interprétation des modalités de report des moins-values peut changer en fonction de la nature du produit”

STRIKE 278

CHIFFRES CLÉS

13

C’est le nombre de séances consécutives de hausse pour le Nasdaq en avril. Il s’agit de la plus longue série de hausses enregistrée par l’indice depuis 1982. La désescalade des tensions au Moyen‑Orient a marqué le retour de l’intelligence artificielle comme thème moteur des investissements, profitant largement aux valeurs technologiques américaines et aux fabricants de semi‑conducteurs.
Source : Zonebourse

20,35 Mds€

C’est le montant de l’offre de Bouygues, Iliad (Free) et Orange pour acquérir une majorité des actifs de Altice France dont SFR, deuxième opérateur de télécommunications français. Après une première offre conjointe de 17 milliards d’euros déposée en octobre et rejetée par le patron d’Altice France, Patrick Drahi, les quatre opérateurs sont finalement parvenus à un accord le 17 avril dernier.
Source : Investir

9,7 %

C’est la chute enregistrée par le cours de Netflix le 16 avril, à la suite de l’annonce du départ de son cofondateur et président, Reed Hastings. Malgré des résultats solides au premier trimestre 2026, le groupe n’a pas su répondre aux attentes élevées des analystes qui anticipent désormais un ralentissement de la croissance des revenus sur le reste de l’année.
Source : Reuters