A LA LOUPE
Dividendes, indices et Produits de Bourse
Attendue par tous les détenteurs d’actions, la saison des dividendes va bientôt commencer. Bien que les dividendes soient susceptibles d’être détachés toute l’année, la plupart des entreprises payant un dividende annuel le font entre fin avril et mi-juin. Sur le CAC 40, cette période concentre ¾ des dividendes de l’année. En 2026, c’est l’équivalent de 257 points d’indice qui seront détachés par les entreprises du CAC 40.
Dans un environnement sans fiscalité, le paiement d’un dividende est neutre patrimonialement pour un détenteur d’actions. Lorsque l’entreprise détache un dividende, son cours baisse du niveau du dividende détaché. C’est la même chose pour le CAC 40.
Pour les produits à maturité, le détachement effectif du dividende n’a pas d’impact sur les caractéristiques du produit. Celui-ci est anticipé dans le calcul du prix du produit et la baisse du sous-jacent lors du détachement du dividende est sans effet sur le prix d’un Call ou d’un Put. L’effet dividendes est toutefois à prendre en compte pour l’établissement de votre scénario d’investissement. En effet, en l’absence de tout mouvement de marché, le niveau du CAC 40 sera inférieur de près de 200 points à la fin du mois de juin par rapport à son niveau actuel. Un Warrant Call juin 2026 dont le prix d’exercice est égal au cours actuel de l’indice est ainsi en dehors de la monnaie.
Alors que le prix d’un Warrant augmente en fonction du temps restant à la maturité, l’effet dividende a un impact sur cette relation.
Le graphique ci-dessus représente le cours d’un Warrant Call 8 400 sur le CAC 40 en fonction de sa maturité. Sur ce graphique, l’ascendance de la courbe est rompue aux mois de mai et juin en raison des dividendes. Les Warrants Call mai et juin peuvent ainsi apparaître comme relativement bon marché puisque leur prix est très proche des Warrants échéance avril. C’est bien entendu un raccourci puisque l’effet dividende doit être pris en compte pour les maturités mai et juin.
Arnaud Courtois
Société Générale Produits de Bourse, 23 février 2026
Produits pouvants intégrer un effet de levier présentant un risque de perte du capital en cours de vie et à l’échéance. Ces produits s’adressent à des investisseurs avertis possédant suffisamment d’expérience pour comprendre leurs caractéristiques et, pour en évaluer les risques et capables de suivre leur évolution en temps réel.
STRIKE 276
CHIFFRES CLÉS
C’est la chute du cours de l’action Stellantis cotée à Paris le vendredi 6 février. Le constructeur automobile a annoncé environ 22.2 milliards d’euros de charges au second semestre 2025, liées à la réduction de ses ambitions en matière de véhicules électriques. Cette information a surpris le marché qui attendait avant la publication du rapport annuel du groupe le 26 février.
Source : Reuters
C’est la durée de l’obligation d’un milliard de livres sterling émise par Alphabet (Google). Une opération exceptionnelle dans la tech : l’obligation centenaire rémunérée à 6,125 % a été lancée dans le cadre d’une levée de fonds destinée à financer les 175 à 185 milliards de dollars d’investissements prévus par le groupe en 2026 pour ses data centers et ses infrastructures d’intelligence artificielle.
Source : Capital
C’est le nombre d’emplois créés aux États-Unis au mois de janvier. Le marché du travail américain s’est porté mieux que prévu, affichant un taux de chômage en recul à 4,3 %, alors que le consensus anticipait un taux inchangé à 4,4 %. Les créations d’emplois proviennent principalement des secteurs de la santé, du travail social et de la construction, tandis que la finance et les administrations publiques affichent des pertes d’emplois.
Source : Le Figaro



