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Comment suivre la valeur de mon Produit de Bourse lorsque le sous-jacent cote dans une autre devise ?
SG BOURSE
Lorsqu’un Produit de Bourse porte sur un sous-jacent libellé dans une autre devise, une action américaine cotée en dollars par exemple, sa valeur dépend de deux paramètres et non d’un seul. L’évolution du cours du sous-jacent détermine le résultat du calcul en devise étrangère, puis ce montant est converti en euros au taux de change en vigueur. Le produit se négocie en euros sur la Bourse de Paris, mais sa valeur se construit en deux temps.
Concrètement, le prix affiché peut évoluer alors même que le sous-jacent reste stable. Si l’action ne bouge pas mais que l’euro s’apprécie face au dollar, la conversion aboutit à un montant inférieur et le produit perd de la valeur. À l’inverse, un affaiblissement de l’euro soutient le prix exprimé en euros. Pour un investisseur qui suit uniquement le cours de l’action, cet écart peut sembler inexpliqué.
Cela signifie qu’il faut suivre le taux de change au même titre que le sous-jacent. Les deux effets peuvent se renforcer mutuellement ou se compenser partiellement, selon qu’ils vont dans le même sens ou non. Il est donc utile, lors d’un point sur une position, de distinguer ce qui relève de la performance du sous-jacent de ce qui relève du change.
Cette exposition concerne également le montant perçu à l’échéance ou lors d’une désactivation. La valeur de remboursement est d’abord calculée dans la devise du sous-jacent, puis convertie en euros au taux applicable à ce moment précis, qui peut différer sensiblement de celui en vigueur à l’achat.
Pour les investisseurs qui souhaitent écarter ce paramètre, il existe des produits dits Quanto. Ces produits figent dès l’émission une parité de change, souvent un euro pour un dollar, de sorte que seule l’évolution du sous-jacent détermine la valeur du produit. L’exposition au risque de change est alors neutralisée. La mention Quanto figure dans les caractéristiques du produit, et il est donc recommandé de la vérifier avant investissement.
Julia Amar
Société Générale Produits de Bourse, 26 octobre 2026
Produits à effet de levier présentant un risque de perte du capital en cours de vie et à l’échéance. Ces produits s’adressent à des investisseurs avertis possédant suffisamment d’expérience pour comprendre leurs caractéristiques et, pour en évaluer les risques et capables de suivre leur évolution en temps réel. Les données relatives aux performances passées ont trait à des périodes passées et ne sont pas un indicateur fiable des résultats futurs. ceci est valable également pour ce qui est des données historiques de marché.
STRIKE 283
CHIFFRES CLÉS
4,90 %
C’est le niveau atteint par le rendement de l’OAT française à dix ans le 1er octobre, son plus haut depuis 2002. Le taux avait franchi 4 % fin juillet, puis 4,5 % à la mi-septembre. L’écart avec le Bund allemand, référence du marché obligataire européen, s’établissait autour de 137 points de base à la mi-octobre, contre environ 70 un an plus tôt. Le report du retour du déficit public sous le seuil de 5 % du PIB a constitué le principal déclencheur de ce mouvement.
Source : Banque de France, Agence France Trésor
115 $
C’est le niveau atteint par le baril de Brent fin octobre, au plus haut depuis six mois. La référence mondiale du brut a été soutenue par la persistance des tensions au Moyen-Orient, dont les effets se diffusent bien au-delà du seul marché pétrolier. Cette fermeté alimente directement la composante énergie des indices de prix, de part et d’autre de l’Atlantique, et constitue à ce titre l’un des éléments qui ont conduit les banques centrales à durcir leur position cette année. Un repli des cours offrirait à l’inverse une marge de manœuvre supplémentaire aux marchés obligataires comme aux actions.
Source : ICE
+24 %
C’est la performance de l’action Rémy Cointreau depuis le début de l’année, à comparer au recul d’environ 11 % enregistré sur la même période par Pernod Ricard. Deux acteurs français des spiritueux, exposés aux mêmes marchés finaux, affichent ainsi un écart de performance de plus de trente points. Un rappel que l’appartenance à un même secteur ne suffit plus à expliquer les trajectoires boursières.
Source : Zonebourse


