LE SOUS-JACENT DU MOIS

Moderna : la production domestique comme rempart aux tensions commerciales

Moderna est une société biopharmaceutique américaine spécialisée dans le développement de vaccins et de traitements, notamment à partir de la technologie de l’ARN messager. Le groupe s’appuie sur une importante capacité de production aux États-Unis, un atout dans un environnement commercial devenu plus incertain.

En Bourse, le titre a connu une forte volatilité au cours de l’année écoulée, à l’image d’un secteur biopharmaceutique confronté aux interrogations entourant les droits de douane et la complexité des chaînes d’approvisionnement mondiales. Dans ce contexte, Moderna bénéficie toutefois de son ancrage industriel américain, qui contribue à limiter son exposition directe aux tensions commerciales par rapport à certains concurrents davantage dépendants de sites de production internationaux.

Plus largement, les valeurs de la santé ont retrouvé une partie de leur statut défensif dans les phases de regain d’incertitude sur les marchés. Alors que les valeurs liées à l’intelligence artificielle ont parfois concentré la volatilité, le secteur biopharmaceutique a pu apparaître comme une alternative pour les investisseurs en quête de diversification.

Cette résistance ne s’est toutefois pas traduite par une hausse uniforme des valeurs du secteur. La dispersion des performances reste importante, renforçant la nécessité d’une sélection attentive des titres. Pour Moderna, l’évolution du cours continue notamment de dépendre de ses perspectives commerciales, de son portefeuille de produits et de sa capacité à transformer ses investissements en nouveaux relais de croissance.

En Europe, les débats autour de la déglobalisation et de la politique commerciale américaine restent également suivis de près, en particulier pour les laboratoires disposant d’une faible empreinte industrielle aux États-Unis. L’exclusion des médicaments de certaines mesures tarifaires limite pour l’heure l’impact direct, sans pour autant écarter les risques liés à l’évolution des politiques commerciales et aux prix de transfert.

Pour les investisseurs souhaitant se positionner avec un effet de levier sur l’action Moderna, Société Générale Produits de Bourse propose une gamme de Warrants, Turbos et Leverage & Short.

Léa Jézéquel
Société Générale Produits de Bourse, 26 octobre 2026

Produits pouvant intégrer un effet de levier présentant un risque de perte du capital en cours de vie et à l’échéance. Ces produits s’adressent à des investisseurs avertis possédant suffisamment d’expérience pour comprendre leurs caractéristiques et pour en évaluer les risques et capables de suivre leur évolution en temps réel. Les données relatives aux performances passées ont trait à des périodes passées et ne sont pas un indicateur fiable des résultats futurs. Ceci est valable également pour ce qui est des données historiques de marché.

STRIKE 283

CHIFFRES CLÉS

4,90 %

C’est le niveau atteint par le rendement de l’OAT française à dix ans le 1er octobre, son plus haut depuis 2002. Le taux avait franchi 4 % fin juillet, puis 4,5 % à la mi-septembre. L’écart avec le Bund allemand, référence du marché obligataire européen, s’établissait autour de 137 points de base à la mi-octobre, contre environ 70 un an plus tôt. Le report du retour du déficit public sous le seuil de 5 % du PIB a constitué le principal déclencheur de ce mouvement.

Source : Banque de France, Agence France Trésor

115 $

C’est le niveau atteint par le baril de Brent fin octobre, au plus haut depuis six mois. La référence mondiale du brut a été soutenue par la persistance des tensions au Moyen-Orient, dont les effets se diffusent bien au-delà du seul marché pétrolier. Cette fermeté alimente directement la composante énergie des indices de prix, de part et d’autre de l’Atlantique, et constitue à ce titre l’un des éléments qui ont conduit les banques centrales à durcir leur position cette année. Un repli des cours offrirait à l’inverse une marge de manœuvre supplémentaire aux marchés obligataires comme aux actions.

Source : ICE

+24 %

C’est la performance de l’action Rémy Cointreau depuis le début de l’année, à comparer au recul d’environ 11 % enregistré sur la même période par Pernod Ricard. Deux acteurs français des spiritueux, exposés aux mêmes marchés finaux, affichent ainsi un écart de performance de plus de trente points. Un rappel que l’appartenance à un même secteur ne suffit plus à expliquer les trajectoires boursières.

Source : Zonebourse