Airbus
Le géant de l’aéronautique
Airbus occupe une position difficile à répliquer. Numéro un européen et numéro deux mondial du secteur, la concurrence d’Airbus se limite essentiellement à Boeing sur les avions commerciaux. Cette rareté industrielle donne au groupe une forte visibilité.
Airbus a terminé l’année 2025 avec 8 754 avions commerciaux en commande, un record annuel, avant de dépasser les 9 000 appareils fin mars 2026. Rapporté à l’objectif de 870 livraisons cette année, c’est plus de dix ans de production déjà sécurisée. Reste à savoir si les chaînes d’approvisionnement suivront.
En 2025, le groupe a généré un chiffre d’affaires de 73,4 MdsEUR, en hausse de 6 %. Les prévisions décrivent encore une accélération, avec des revenus attendus à 80,5 MdsEUR en 2026, puis 89,8 MdsEUR en 2027. Cette dynamique est portée par les avions commerciaux, qui représentent plus de 70 % du CA, mais aussi par les activités défense et espace, soutenues par la hausse des budgets militaires en Europe. La Belgique vient d’ailleurs d’exercer une option pour trois H145M supplémentaires, portant la commande totale à 20 appareils. Cette commande, modeste à l’échelle du groupe, illustre la forte demande européenne en équipements militaires.
Airbus affiche aussi une excellente santé financière. Sa trésorerie nette devrait s’élever à près de 13,9 MdsEUR en 2026, ce qui lui laisse une bonne marge de manœuvre pour financer ses investissements, absorber les dépenses industrielles et rémunérer ses actionnaires. Le principal frein du groupe, c’est la valorisation à 25,8 fois les bénéfices 2026, le marché paie déjà cher la qualité du groupe. Mais cette prime se défend mieux lorsqu’on la compare à Boeing, valorisé à 470 fois les bénéfices 2026. Le marché paie Airbus pour un bilan plus solide et une meilleure visibilité sur la progression des résultats.
Airbus est une valeur de qualité avec une visibilité rare. On fixera un objectif de cours à 220 EUR à moyen terme.
Capucine Bouchard
© 2026 zonebourse.com, 26 juin 2026


